Fils bien-aimé, proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, encourage mais avec patience et souci d’instruire. (2 Tm 4, 2)

Philippe (@phorterb)

samedi 26 mai 2018

Lettre ouverte à Dieu




Cher Dieu,

Peut-être devrais-je plutôt t’appeler « Seigneur », mais je crois qu’au fond tu t’accommodes de toutes les formules pour autant qu’elles soient dignes et respectueuses.
Tu ne cesses de m’entourer de tes prévenances. Interviens-tu personnellement dans le cours de mon existence ou bien as-tu chargé quelque collaborateur de veiller sur moi ? En tout cas, les événements arrivent si souvent à point nommé dans ma vie pour m’éviter de trébucher que je ne peux voir là que le fruit de ta bienveillance. Je t’en suis d’autant plus reconnaissant que, depuis le début de mon service terrestre – il y aura bientôt 67 ans de ça , je ne t’ai guère été très utile. Je crains même d’avoir plutôt été une charge pour toi. Malgré toutes tes mises en garde, je n’ai jamais vraiment aimé tes créatures. Non pas que je leur veuille du mal, non, je ne suis pas méchant, c’est juste que je préfère éviter de croiser leur chemin. Il faut dire que j’ai souvent eu du mal à savoir ce que j’avais à faire. Pour l’apôtre Paul par exemple, c’était plus simple. Ton Esprit lui disait ouvertement ce que tu attendais de lui. Et même, ça se passait sous forme d’échange : le Saint-Esprit et nous-mêmes avons décidé ceci ou cela… Parfois tu devais tout de même faire preuve d’autorité : nous voulions aller à tel ou tel endroit mais l’Esprit-Saint s’y est opposé… Pour ce qui me concerne, je dois me débrouiller tout seul, ce qui n’est pas toujours facile. Notre Sainte Mère l’Église ne m’aide pas beaucoup non plus, d’ailleurs tes serviteurs ne savent plus ou donner de la tête. C’est comme ce blog, LA FAUSSE NOTE : j’ai lancé ça il y a 2 ans jour pour jour avec l’aide de Saint Philippe Néri – c’est sa fête aujourd’hui. Qu’il en soit vivement remercié. Lui et moi avons pris cette initiative dans le cadre de mon service terrestre en espérant t’être agréable mais je ne sais pas du tout ce que tu en penses au bout du compte.
Quand tu liras cette lettre – enfin façon de parler car depuis le début tu la lis par dessus mon épaule –, peut-être seras-tu irrité à mon égard. Pas trop j’espère. Je voudrais juste savoir si je dois continuer ce blog ou bien l’arrêter. Je te serais très reconnaissant si, d’une manière ou d’une autre, tu voulais bien accepter de me répondre ou de me faire répondre.
Je te promets d’essayer encore d’aimer mes semblables mais tu sais combien cela m’est difficile. Là aussi, un petit coup de pouce de ta part, ne serait-ce que par l’intermédiaire de tes services, me ferait beaucoup de bien.

Ton humble serviteur sur terre, le paroissien de base,
Philippe



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